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*Je n'Embrasse pas*
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Indochine, le zénith.
Ma Elle, november.
Petite fierté lycéenne.
Saturday, May 19th.
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I. Alcool.
II. Lice, photographie.
Et vous.
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Et 1, 2, 3, Alice est... [Pardon. Huhu.]
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【 いちご ・の ・せかい 】
Des billes coincée dans le stylo plume, et merde.
Peut-on désirer sans souffrir ? Quelques mots suffiront. Spinoza, Freud, Kant, Rousseau, Epictète, Pascal, Platon, sans oublier le marquis de Sade, Merci. Et ça a été, je crois.
Demain, l'histoire. Trop de dates, beaucoup trop de dates. Mais je lis, pour oublier que je vais à ce bac en touriste. Je fais comme toujours, prônant fièrement le << on verra bien >>. Sans doute ai-je trop confiance en moi, pour une fois.
Cet endroit me manque. J'attends les vacances pour revenir pleinement. Lire à nouveau vos mots, garnir de rouge cette toile noire, bien trop délaissée. Revenir.
Ma boîte mails est pleine, de messages sans réponses. Là encore j'attends les vacances. On arrêtera de dire que le temps me manque. C'est en essayant de réviser que j'ai pris conscience du pourquoi. Les retards, le temps qui file, la musique et moi qui parle, qui me parle, sans cesse. Aux murs, à des invisibles, mais je parle, et laisse le temps filer, oubliant les gens, les obligations, les petits plaisirs. Egocentrisme rêveur, pour me procurer quoi ? Désirs par procuration. Peut-on désirer sans souffrir, hein... Depuis tant d'années, et j'en parlais au passé, alors que toujours. Des excuses trouvées au hasard, pour ne pas dire, je me parlais, je n'ai pas de temps pour vous ni même pour moi, parce que je me parle. A trop en pleurer ce samedi je me serais crue folle.
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Elle s'appelle R.
C’était beaucoup trop beau pour être vrai. En si peu de temps. J’ai retenu les larmes, ne voulant pas qu’elles viennent si vite. J’ai dormi, sans pouvoir m’arrêter, à peine capable de bouger un bras. Plus de force, mon ventre voulait vomir alors j’ai serré mes lèvres. Si vite, si vite. Une, deux pilules rouges. Et j’ai réussi à me lever, à trainer mes souvenirs dans mes mains en laissant couler les larmes. Je ne pensais pas les prendre un jour, enfermées dans une petite boîte bleue. Elles me feront tenir, pour le peu que j’en ai. Je mange à reculons. Je ne comprends pas. Trop vite.
H. est passé, je lui ai parlé d’elle. Dans ses bras il m’a assuré que je la méritais, que je disais n’importe quoi, que je méritais n’importe qui. Je lui ai dit que je ne savais pas, j’ai pleuré. J’aurai compris pour lui qu’il attendait que je m’y fasse seule, qu’il ne comptait pas m’aider. Tant mieux pour moi si j’ai réussi. Mais c’est Wellow et Toulouse qu’il faut remercier. Là il me serrait. J’ai souris aux souvenirs, lui ai dit qu’elle était belle. Je lui ai raconté, sans détails, juste ce qu’il fallait.
La gare de Toulouse. Ma molécule aux yeux bleus m’attendait devant, avec deux amies. Dont Elle. Elle m’a séduite dès le premier regard. Lesbienne, mais prise. Tant pis. Dommage. De la dorade à la boite, en passant par la prairie des filtres. Le courant passe, et c’est de plus en plus dommage. Et puis tout s’est enchainé si vite, au petit matin. Deux jours après elle était chez moi, je flottais sur mon nuage, dans ses bras. Je savais d’avance que ce ne serait pas facile, voire impossible. Mais pas si vite. On se plaisait, certes. On se plait encore, mais elle en aime une autre, si fort. La sienne.
Si vite, le mot traine et s’accroche. Comme les souvenirs, trop frais, dans la bouche. Si vite que je n’ai pas eu le temps de comprendre. Si vite, et j’étais tellement bien. J’aurais voulu l’attacher au lit pour ne pas qu’elle s’en aille. Je voulais voulu croire que je pourrais dire longtemps encore qu’on était ensembles, et savoir qu’on l’était. Si vite, mais je ne regrette rien. Et je me connais, je continuerai à espérer en douceur, patiemment. Si vite, et je n’ai déjà pas envie de la perdre. Comme si je la connaissais depuis bien plus longtemps que cette petite semaine. Si vite.
Et mon cœur battait si fort, tu sais.
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Brisée.
Comment tu réagirais, toi, si ton meilleur ami sortais avec ta sœur ?
Difficile d'expliquer la relation que j'ai avec elle, difficile de faire comprendre à quel point j'aurais voulu ne pas en avoir. De l'extérieur on ne comprend pas, rares sont ceux qui font l'effort de me croire et de respecter ces sentiments. Beaucoup jugent, sans savoir.
Supporter qu'il l'aime ? Supporter de le perdre parce qu'il l'aura choisi ? J'essayerai.
Pitoyable. Mise en miettes. Les amis partent, les uns après les autres. Il était, ironiquement, un des seuls à rester. Il était... beaucoup.
Je reprenais confiance. Se dire que finalement j'en valais la peine. Se dire que je pouvais avoir ma vie, mes amies et mes rires. Se dire qu'encore une fois je ne suis pas assez.
Confiance étiolée. Ces démons, qui me disaient que je ne serai jamais cette fille bien, grande et belle. Enfouis parce que lui, surtout, m'aimait. Ces démons qui reviennent. Il l'a choisi elle, parmi toutes les filles qu'il voyait tous les jours.
Sourire aux regards qui me méprisent. Ignorer mes idées noires. J'y arriverai comment, sans lui ?
Brisée et pitoyable. Les yeux enflés. Amoureuse d'un Garçon qui ne me voit pas, alors que je ne regardais que les filles. La peur au ventre pour un bac qui approche et que j'ai ignoré.
Elle sera quand, ma chance ? Il viendra quand, ce jour où je saurai être forte, et bien plus grande qu'une gamine ?
N'écoute pas la voix qui te dit jamais.
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Fantômes.
Un fantôme. Au dessus de mes yeux, ancré dans les siens endormis. J'ai quitté le lit pour fuir dormir dans le salon, emmitouflée dans la veste du Garçon. Le garçon qui va partir, et qui semble déjà si loin, dans les bras d'une fille à ce que l'on m'a dit. Et ce fantôme qui me vole encore. H. veut son corps, son cœur peut-être. Quelques heures j'ai cru que je ne serai pas assez pour le garder. Qu'elle s'éloigne et me laisse ma vie. Peu comprennent mais j'en vomirais.
Je voudrais devenir une fille bien, grandir et savoir être belle, même sans l'être vraiment.
Pour une énième fois, larmes étouffées dans l'oreiller, je repense à voir un psy. Mes pas s'arrêtent à la certitude que d'autres en ont bien plus besoin et que ma place n'y est pas. Pourquoi avoir pensé à la mère du Garçon ? Si je ne veux pas payer, il ne me reste qu'elle. Mais pourquoi avoir pensé à elle avant même de voir qu'elle était la seule ?
Sans sœur. Qui a dit sans cœur ? Rien qu'un fantôme.
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Mémoire défaillante.
Hawaï, équateur.
* Disney soit béniit... * [J'ai mangé trop de i - vomis par la suite, dirait-on.] * W. c'est un lapin nain - gamin stupide à ses heures. * Les différentes glaces finissent par se lier. (Et au matin je ne comprends plus les mots de la veille.) * Je suis une pile champignon - pingouin aussi, c'est selon. * Le carburant de la fusée que je suis, c'est du (de la - mais la nuit, la grammaire on s'en fout) psilocybine. * C'est le vent qui fume ma clope - et moi qui l'oublie soit dit en passant. * On a perdu les passages piétons. * [Vive les passaux piétons ! J'invente une nouvelle grammaire - et tu vois même le jour on s'en fout.]
Ce que l'on peut écrire comme conneries quand même... Ca fait longtemps que ça traine, au fond de mon portable. Impossible d'effacer tout ça sans l'écrire autre part. Alors voilà.
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Seven years, and this one.
Je ne connais presque personne. Mais le sang à la psilocybine, cannabis et alcool, je parle à tout le monde. Je souris. Les yeux bleus sont là. Quelqu'un qui se reconnaîtra aussi. Et. Le petit garçon qui jouait dans la cours d'école avec moi m'a prit dans ses bras. Il a grandit, depuis huit ans bientôt.
Des caresses dans le noir. Mes sens s'en perdent. A peine si je ne bouge. Les secondes s'égrainent, si fortes que mon cœur en tremblent. Si j'ai froid ? Non, je ne crois pas, seulement quand tu ne me serres pas. Plus fort, s'il te plait.
Il a embrassé mes yeux. Fait le tour de mon visage. Doucement. Et prit mes lèvres, le souffle court. Agrippée au creux de ses bras. Mon cœur s'échappe. Les yeux bleus n'existent plus. En cet instant. Elisa non plus. J'ai les sens sur un fil. Que rien ne s'arrête, tant qu'ils sont encore là.
Et depuis. Chaque détail revient, sans cesse. C'est la seule chose qui reste. Savoir que je me sens ridicule quand je prononce son nom dès que je me retrouve seule. Savoir que c'est un putain de garçon. Un garçon. Et que je m'en fiche. Le premier et le seul. Le seul, et le dernier peut-être. Grotesque de dire qu'il s'en va très bientôt, pour... longtemps. Grotesque de dire que je meurt d'envie de le revoir mais que j'ai la trouille au fond du ventre. Un ventre de papillons. Un ventre ridicule.
Il aime le Che. D'où son surnom. Mais chut. T.
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Quand moi, j'emploie un mot, il veut dire exactement ce qu'il me plaît qu'il veuille dire... ni plus ni moins.
Lewis Carroll.
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